Le Géant! ;)

Le Géant! ;)
L'histoire que je vais vous conter parle d'un gars. J'aime ça parler de sujets importants, que voulez-vous? Fait que toujours est-il que le gars était géant de naissance. Y géantisait à vue d'oeil toé! Tu te virais de bord deux secondes pis y avait pris un pouce crime!

Fait que toujours est-il que le gars restait dans le Village, dans une maison haute de plusieurs mètres. Encore plus haute que l'Empire State Building! D'ailleurs, les gars qui ont construit cette affaire-là dins airs de New York sont venus s'inspirer de la cabane du Géant du village. Pis arrêtez de vous demander qui a toutte aidé à construir les buildings dans New York. C'est notre géant. Ça prenait ben quelqu'un pour aider ce monde-là!

En tout cas, ch'pas là pour vous parler de ça aujourd'hui. Chus là pour vous parler du monde qui riait du géant dans le village. Nul n'est prophète dans son pays qu'on dit. Dans le village, c'tait un prophète est nul! Tout simplement.

Fait que toujours est-il que le géant était né de même. Ça ben pris deux semaines pour l'accouchement. Y en avait long à sortir. Les médecins de toués villages avoisinants étaient là. Les sages-femmes fournissaient pas. Le monde attendait avec impatience dehors. Ces derniers entendaient des cris à ne plus finir d'en-dedans. Pousse pousse pis pousse. Quand ça fait deux semaines tu pousses, t'es tannée tsé! Qu'est-ce vous voulez? Dans le village, les femmes étaient tough! Pas comme aujourd'hui hein! Les hommes, ben ça ça pas changé, y étaient aussi tawins!

En tout cas, le géant a fini par sortir pis on l'a appelé Jean. Le géant Jean. Y se faisait écoeurer par le monde du coin toé! Ça arrivait de partout pour rire de lui. Le Gars faisait rien pour se défendre. Y aurait ben pus sacrer une taloche au monde avec ses bras de deux kilomètres chacun. Mais non, y préférait rester tranquille. Un bon géant le Jean. Y avait ben de la peine, par contre. C'pour ça qu'un jour, y s'est décidé à aller voir la sorciére du village. Une cristie de femme pas trop belle avec des boutons qui dégouttaient de jus. Beurk! On l'avait d'ailleurs baptisée Lette. Mais elle savait pas écrire... Ptite joke pour ceux qui sont plusse vites que les basics.

En tout cas, le géant Jean alla voir Lette. Y lui demanda si elle pouvait faire de quoi pour lui. La sorciére répondit: ben sûr mon ami, à une condition! Quelle condition? Je vous le dis pas, sinon l'histoire finit là. Fait que toujours est-il que Jean but une tite potion magique pis y se mit a rapetisser pour atteindre une taille normale. Y devint le Bon Jean. Tout le monde le reconnaissait pus dans le coin pis y a pu refaire sa vie.

Aujourd'hui, on dit que le gars est devenu maire du village pis que pour se venger, y fait ch... ben du monde. Y paraîtrait qu'y traiterait les gens qui pensent pas comme lui comme des moins que rien. En tout cas, son nom a été changé. De Bon Jean, il est devenu Jambon pis y gagne élection après élection! ;)

La morale de l'histoire mes amis, pour les ceuzes qui se sont pas endormis sur l'histoire, ben c'est celle-ci: faites ben attention à ceux que vous écoeurez parce plusse tard, y pourraient se venger pis devenir vos boss ou pire encore... Y pourraient même devenir des ptits chiens! Pardon! Devenir des politiciens. ;)

SébaSS,
A+

P.S.: Sur l'image, le géant du film "Big Fish" de Tim Burton. Un film extraordinaire qui m'a inspiré mon histoire. ;)
# Posté le dimanche 07 juin 2009 23:17

Le Terrain de JeU! ;)

Le Terrain de JeU! ;)
Dans l'Ancien Temps, c'est-à-dire dans le temps où c'est que faire de l'argent était pas encore dans les moeurs du village, vivait un groupe de gens heureux et comblés! Le monde faisait sa ptite affaire ben tranquillement. Ça vaquait à ses occupations sans se soucier de rien. Les hommes travaillaient la terre, les femmes s'occupaient de la maison pis les enfants jouaient dehors. C'tait ben avant l'arrivée des "distractions" comme la boîte à paroles, la boîte à images, le case pour parler aux autres ou encore la machine à pitons!

Là, vous allez me dire c'est ben plate ton histoire! On veut du sang nous! On te lit pas pour rien. Ben vous allez être contents mes amis. En fait, je vous ai déjà dit que vous étiez pas mes amis, mais comme vous le savez si bien, vous appeler mes amis dans une histoire ça fait ben. Ça fait plusse chaleureux.

Fait que toujours est-il que dans le village, le monde vivait content. C'tait un mode de vie ça. Quand t'étais pas content, t'étais tant con! Pour ça, fallait pas que le temps compte. Fait qu'on contait. On contait pour se distraire. Pis y a une histoire qui s'est rendue jusqu'à nos oreilles par les vieilles bouches maganées des aînés de la place. Ça raconte l'histoire du Terrain de Jeu mes amis! Un grand terrain de jeu inter-villages géré par l'OEDV. Oui monsieur. L'Organisation Économique des Villages. Le Village d'à Côté voulait faire du cash, du pognon, du bacon pis ben d'autres choses. Fait que le maire du village en question s'est invité avec ses déconseillers à une réunion du CONseil. Fallait que tu sèyes pas barré pour faire ça toé!

En tout cas, le gars arrive avec sa gang comme un mafiosi avec ses hommes. Notre maire, qui se prenait pour la mer à boire, l'a accueili dans un déluge de paroles grandiloquentes. C'tait merveilleux toé! Toutte allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mon Dieu que c'tait fou. Le maire d'à côté, qui s'appelait Stephen La Peur, proposait à Jambon (notre maire) un pacte associatif. Une association économique où notre village servirait de réservoir de ressources. Cependant, on aurait des ristournes au boutte de l'année. Pis on serait pas seul là-dedans. Le Village d'à Côté, vu que y était ben pissant. Pardon! Vu que le que le village de Stephen La Peur était ben puissant, ben y contrôlerait toute la patente en chapeautant les autres villages du canton. Quand ton gars est sérieux, tu dis pas non à ça hein!

Fait que toujours est-il que le pacte fut signé pis le Terrain de Jeu, la partie essentielle du "pacte", allait prendre forme dès le lendemain. Les Villages allaient pouvoir s'amuser comme des ptits fous. Cependant, le tout serait contrôlé par le Village d'à Côté, question de faire respecter les règlements. Ces derniers étaient évidemment choisis par Stephen La Peur. Pas le droit, par exemple, pour un village, de commercer avec un village d'un canton lointain. Sinon, La Peur arrivait avec sa gang comme un bandit avec sa bande. C'tait fou là! Je te le dis toé!

Le monde commençait à moins s'amuser un peu. Par contre, le pacte avait été signé. Pas question de revenir en arrière. Y avait jusse Stephen qui pouvait le faire ça. Pis y le faisait inquiétez-vous pas! Y avançait, y reculait, y avançait, y reculait. Y faisait ça jusqu'à temps qu'y stagne le gars. Un homme se tanne de ça hein! Cependant, le chef du Village d'à Côté, y se tannait pas. C'tait fait tough cet homme-là!

Comme ça faisait pas l'affaire des autres villages, y a commencé à avoir des réunions pan-villages. Là, ça discutait des "vrais" problèmes comme le jeu inégal entre les villages, les ristournes injusses, etc. Personne accusait JAMAIS Stephen La Peur. Y portait ben son nom le gars. Fait que toujours est-il que L'Organisation Économique des Villages prospérait et prospérait. Le Village d'à Côté ramassait toute le moton toé! C'tait fou!

Notre village, lui, ben y était différent un peu. Ben je dis un peu. En fait, y était pas pareil aux autres parce le monde était fier. C'tait le maire, Jambon, qui était moins fier. Fait que les gars pis les filles du coin ont décidé, un jour, d'aller dire au Conseil de l'OEDV que le temps était venu de quitter pour nous. Eille, le chiard que ça faitte toé! Stephen La Peur voulait faire un gâteau avec notre village en le coupant en plusieurs morceaux. Y a ben fallu que le monde se défende. On a organisé des marches, des protestations pis des campagnes de vote. Finalement, au jour du vote pour sortir de l'OEDV, les gens ont choisi de quitter cette cochonnerie-là à 300%. Du jamais vu comme résultat. Jambon était jaloux, lui qui gagnait tout le temps avec des gros scores.

En tout cas, notre village est revenu à son état normal. À son état libre. À son état indépendant des autres. Même Jambon était content, parce y pouvait mieux contrôler les gens que sous l'égide de l'OEDV. Toutte ça pour dire que la fierté l'avait emporté sur la PEUR, la MESQUINERIE et l'AVARICE du Village d'à Côté. Pour fêter cette fierté retrouvée, on organisa une belle grande fête dans le coin. Les animaux du village, qui avaient voté pour quitter l'OEDV, furent même invités. Ben quoi! Fallait ben trouver un truc pour gagner! ;)

La morale de l'histoire, pour les ceuzes qui sont rendus icitte, ben c'est celle-citte: on perd notre temps à trop vouloir s'associer aux autres. Dans vie, faut être libre et indépendant parce c'est la clé du succès! ;)

SeB,
MicI! ;)

P.S.: Sur l'image, une belle tite poule! Haha! ;)
# Posté le dimanche 31 mai 2009 22:51

La Mémoire! ;)

La Mémoire! ;)
Rappel des événements: Lors d'un texte précédent, le Village s'est séparé, avec raison, du Village d'à Côté. Le monde était écoeuré d'être dominé par Là-Là, le maire neno. Y ont préféré Lévesque, un ptit bonhomme qui inspirait ben de la fumée de pipe, mais aussi ben ben de la confiance parmi les villageois. Fait que toujours est-il que pour en arriver à un CONtrôle par le Village d'à Côté, y a fallu des raisons. L'histoire suivante va toutte vous esspliquer ça vous aut! Pas besoin d'avoir lu l'aut histoire pour comprendre la patente.

L'histoire que je m'en vas vous conter s'est passée dans le Vieux Temps, dans le temps où c'est que les livres d'histoire ont de la misére à conter ce qui s'est passé. Remarquez ben que dins livres d'histoire, ceux qui ont gagné décident comment y vont écrire la patente toé! C'est ce qu'y est arrivé dans le Village après la conquête. Quelle horreur cette conquête mes amis. Un chapitre horrible de l'histoire du coin toé!

Horreur ou pas, faut ben que je vous conte ça hein! Toujours est-il qu'après la CONquête, le Village d'à Côté a réécrit les ptits livres d'histoires de l'école du Village. La maîtresse était OBLIGÉE de dire que les conquérants avaient emmené la libarté. Pis qu'avant, c'tait moins bien parce c'tait des lois arriérées. Fait que les enfants se sont mis à grandir avec cette mentalité-là toé! Une mentalité de CONS et VAINCUS. Pardon! De CONvaincus. Une mentalité de colonisés. C'tait grave toé! Les générations suivantes furent elles aussi soumises aux livres d'histoire mensongers du Village d'à Côté. Ah! Y a ben des gars qui ont essayé de changer ça, mais c'tait dur. Pour armes, y avaient que des fourches pis des gu-gusses. Y ont mangé des maudites volées toé!

En tout cas, tout ça pour dire que le monde du Village était après pardre son identité. Un peuple sans identité, c'pas évident. Parles dont à quelqu'un qui sait pas qui y est. Fait que toujours est-il que certaines personnes se mirent à se rassembler, secrètement, pour changer le cours des choses. C'tait le temps en bonyenne toé! Les gars pis les filles formèrent un ptit groupe nommé Parti Villageois. Y se mirent à chèker l'histoire avec ce qu'y avaient comme manuels dins écoles, mais aussi avec des archives conservées par le curé, qui collabora secrètement itou. Pour une fois, le curé prenait le bon bord. Ça y arrivait d'aller au bar, mais ça ct'une autre histoire. D'abord et avant tout, pas barré qu'y était, y représentait les gens.Y parlait en leur nom.

Toujours est-il que le Parti Villageois réussit tranquillement pas vite à se développer pis à propager la nouvelle dans le Village. La nouvelle selon laquelle les gens avaient le droit d'être libres pis qu'y avaient déjà été libres. Au début, c'tait dur parce le monde avait pardu la mémoire. L'alzheimer historique toé! Parles dont à quelqu'un qu'y a pas d'identité pis pas de mémoire. Tu vas voir que c'est tough en torrieux. En parka, le monde se mit à croire tranquillement pas vite aux afféres du Parti Villageois. Les maîtresses d'école qui suivirent devenaient de moins en moins nenounes. Incidemment, les ti-culs du village devenaient moins dominés dans pensée itou hein!

C'pour ça que quand Lévesque arriva pour se présenter contre Là-Là, ce fut plusse facile pour lui. Le chemin avait commencé à être tracé. Les gens avaient commencé à retrouver la mémoire tranquillement. Pis quelqu'un qui se rappelle comment un autre l'a fait chier, c'est ben dangereux. Sauf que lorsque le gars s'en rappelle avec sa tête au lieu de s'en rappeler avec ses poings, c'plus épeurant un peu toé! Pour ce qui est de la caboche, le Village d'à Côté était pas fort. En tout cas, tout ça pour dire que Lévesque fut aidé par les prédécesseurs du Parti Villageois, qu'y avaient écrit une histoire qui se tenait deboutte, comme le monde après ça

Si vous êtes rendus icitte, sachez que l'histoire est fenie! La morale s'en vient pour les ceuzes qu'y auraient pas compris. La voici: un peuple sans identité, sans mémoire pis sans histoire est un peuple CONquis dans sa pensée. Tant qu'on sait pas d'où on vient, on peut pas savoir où c'est qu'on s'en va! Pour finir mes morales à deux cennes, j'aimerais ajouter que le travail de libération est un travail long et ardu pis que ça prend pas quelques années. Ça en prend plusieurs pis chez nous, y resse encore plusieurs personnes sans mémoire. Y devraient peut être regarder ce qu'y est écrit sur leur plaque de char! Hihihihi! ;)

SeB,
A+

P.S.: Sur l'image, le Village d'Astérix après une autre merveilleuse aventure. C'est un peu ce qu'avait l'air le village de mes histoires après la LIBÉRATION! ;)
# Posté le dimanche 24 mai 2009 21:06

Le Pouète! ;)

Le Pouète! ;)
Autrefois, c'est-à-dire l'autre fois, vivait dans le village un gars appelé Vers Nulle Part. Le gars était pouète de naissance. Y pouètait tant tellement qu'y énarvait toutte le monde dans le village. Les gens l'acceptaient pareil, parce y faisait partie de la gang le gars. Dans le temps où c'est que je vous conte ct'histoire complètement folle, y avait un concours de pouèteux dans le boutte. Tous les pouèteux du Mont Dentier étaient invités à y participer. Ça, le Mont Dentier, c'est ben ben grand pis ça prend des bonnes dents pour rester là!

En tout cas, toujours est-il que le Concours International des Pouèteux du Village allait avoir lieu le 145 avril 1900 teux. Une grande fiesta toé! Le monde allait là pour rire évidemment. La pouésie, personne prenait ça au sérieux. C'tait jusse pour les fifs, disait l'autre!

Vers Nulle Part se préparait comme un bon à réciter ses vers. Y excellait dans l'art de verrer. Y prenait un ptit verre de gin mon ami pis y sortait son papier et son crayon vert pis go par là! Je te dis qu'y composait le gars. Des nuittes de temps à composer. Le lendemain, ben y décomposait. Pardon! Y décompressait.

Les pouèteux se pointèrent la face dans le village le 143 avril, histoire de voir à quoi ressemblait le coin. Y s'imprégnait des "odeurs" du coin toé! Tu me parles d'une gang de bizarres... Y en a un qui était habillé avec des restants de peaux de castor pis un autre avec un manteau de mouton. Le plusse bizarre, c'tait notre pouète. On l'aimait ben pareil là. On l'écoeurait tant qu'on pouvait, mais c'tait parce qu'on l'aimait. Y s'habillait drôlement, y gesticulait drôlement pis y parlait drôlement. Cependant, y était brillant pis y verrait ben le gars! On venait écoeuré de l'entendre des bouttes, mais bon...

Toujours est-il que Vers Nulle Part s'enligna pour le concours le matin du 145 avril. Y croisa Alexandre Hein, un pouète d'un autre village et son ennemi juré. Hein composait des beaux vers ben enlignés pis y disait que Vers allait vers nulle part avec son verrage. Ça faisait de la chicane à chaque fois! Notre pouète nous faisait rire, tandis qu'Alexandre faisait ch... avec ses belles paroles! Un autre pouèteux se tenait dans le coin pis observait le toutte. C'tait Bob, le chum de Vers. Un pouète de rue Bob. Y avait pas fait de hautes études Bob, parce y disait que ça donnait le vartige toé! Bob s'avança vers nos deux pouètes pis y dit: voyons les gars, attendez la finale pour vous battre au moins. Anyway, vous savez que vous allez perdre contre moi. C'est peine perdue. Alexandre sacra son camp tandis que Vers engagea une discussion avec son vieux pote.

- Ça fait un boutte qu'on t'as pas vu dans le coin mon Bob! dit Vers.

- Ah j'sais ben. Je préparais mers vers pour le concours.

- Ah moi itou j'ai verré pas mal ces derniers temps. Dis dont, Alexandre Hein y est baveux en pas pour rire. Trouves pas?

- Ah! Laisses-le faire. Ct'un fendant ça. Y verre pas pour le fun lui. Y verre pour faire son beau. Pourquoi verrer pis se prendre pour un autre, alors qu'on peut verrer pis prendre les autres pour des gens brillants et les faire rire!

Y avait tout le temps des bonnes réflexions Bob. Y pensait à terre. Oups! Y pensait comme un gars terre à terre. En tout cas, le concours eut bel et ben lieu pis les trois finalisses furent nos trois amis. En effet, Alexandre Hein, Vers Nulle Part et Bob se qualifièrent tous pour la finale du Concours International des Pouèteux du Village. Cette dernière joute de pouèmes allait se donner le 160 avril 1900 teux à la Place Centrale du village toé.

Comme de fait, tout le monde se présenta. Dire que les gens étaient excités, c'est comme dire que Jean Charest est tata. Les bonhommes prenaient de la biére de bebittes, les femmes comméraient comme d'habitude pis les enfants énarvaient les vieux. Bref, toutte allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le party était pogné pis on attendait le premier finalisse, Alexandre Hein. Y se pointa pour réciter ses vers. Voici ce que ça a donné toé:

- Ahhhhhhhhhh!
Ahhhhhhhhh!
Ahhhhhhhh!
Ahhhhhhhh!
Hahahahahaha!
Hihahihahihahiha!
Hohuhohuhohuhohu!
Qu'est-ce qui sort en premier?
L'oeuf ou la poule?
Au fond du terrier,
Il y a là toute une boule!

Applaudissements gênés. Ça avait été de même à chaque présentation d'Alexandre, mais les juges avaient décidé qu'y était bon. Maintenant, c'tait au tour de Bob. Voyons ce que ça a donné:

- Ouais ouais ouais!
Bon bon bon!
Y fait beau dehors hein!
C'est normal c'est l'été,
pis y fait chaud un brin.
Alors vive les délicieuses saveurs d'été!

Les gens étaient en feu. Le Bonhomme St-Amand échappa sa biére de bebittes sur Rita. Elle lui sacra une claque en pleine face pis tout le monde partit à rire! Le party était pris toé! Les gens en profitèrent pour réclamer à grands cris LEUR pouète. Y a ben inque dans ce temps-là que les gens le demandaient. Regardez ben ce que Vers a dit:

- Prout Prout Prout!
Huhuhuhuhuhu!
Boum kaboum kibam!
Vaut mieux composer des vers que d'en awouère toé!
D'ailleurs, les vivants devraient se choisir un ver
Sinon, les vers se choisiront un humain comme moé!
Bon, j'arrête de dire des niaiseries pis je m'en vais,
faut j'aille prendre un verre!

Là là mes amis c'tait fou raide. La biére revolait partout! Ça riait, ça pétait pis ça rotait dins estrades toé! Alexandre Hein était fâché de la vulgarité de nos deux gars. Y s'en remettait à sa mére pour le défendre. Oups! Y s'en remettait aux juges pour défendre ses vers.

Ce qui devait arriver arriva mes amis. Alexandre gagna le concours pis Bob et Vers finirent deuxièmes, ex aequo. Les gens étaient en beau maudit. Les juges durent être escortés hors du village avec le gagnant du concours. C'tait le désordre toé! Le calme revint après 2-3 heures. Une fête fut organisée dans le village en l'honneur de Bob et Vers, deux gars bizarres, mais ben aimés. C'tait ce qui faisait la force du village, d'ailleurs. Du monde "normal" avec du monde "bizarre". C'tait ça la force des pouètes aussi. Y emmenaient de la vie pis de la joie dans le coin après les dures journées de travail des "normaux". Cependant, y avait aussi des pouètes qui se prenaient pour d'autres pis oubliaient leur mission de faire rire le monde. Mais bon, ça ça appartient à d'autres...

Alors, la morale de l'histoire, pour les ceuzes qui suivent encore, c'est celle-ci: arrêtez de penser qu'y faut jusse du monde "normal" dans vie. Ça prend aussi des "bizarres", comme vous dites. Les "normaux" sont essentiels par leur dur travail. Si y avait jusse des "bizarres", la société serait pas forte. Cependant, si y avait jusse des "normaux", la vie serait plate en bonyenne! Alors, vive la culture pour nous divertir et nous changer les idées toé!;)

SébaSS
A+ ;)

P.S.: Sur l'image, le Schtroumpf pouèteux! J'ai toujours aimé cette émission, je m'en confesse! Hahaha! ;)
# Posté le dimanche 17 mai 2009 15:31

Le Village se sépare! ;)

Le Village se sépare! ;)
Depuis quelques années, le village avait été fusionné, assimilé et dominé par le Village d'à Côté. Ce dernier était d'ailleurs dirigé par Côté, qui venait de la côte du Rang Plate. Une espèce d'idiot de première classe. Le gars avait toujours fini premier à l'école dans les cours d'Idiotie, donnés par un gars qu'y avait une drôle d'idiologie!

Du côté de notre bon vieux village où toutte va pour le mieux dans le plusse meilleur des mondes, on avait notre bon maire Là-Là. Y disait tout le temps: faites-vous en pas avec le CONtrôle de notre village là là. Ct'un CONtrôle respectueux. Vaut mieux être CONtrôlé qu'être libre pis pas savoir quoi faire avec ça. Y pensait ben le maire, que le monde disait...

C'tait pas l'avis d'un gars dans notre village. Y s'appelait Lévesque. Un ptit bonhomme pas trop grand, pas trop beau pis qui fumait comme la cheminée de la Mére St-Hilaire. Cependant, y était brillant toé! Y brillait tel un phare pour des marins perdus. Lévesque, qui était toutte sauf un évêque qui dit des niaiseries, en avait assez d'entendre les niaiseries du Village d'à Côté pis encore ben plusse celles de Là-Là, qui se prenait pour notre mère tout en étant le maire.

À côté, le monde plantait Lévesque toé! Y mangeait de la marde le pauvre gars. Y se faisait traiter de toués noms impossibles. D'ailleurs, ce serait pas une bonne idée de toutte écrire ça icitte. Ça salirait mon texte pis ça me tente pas trop... Trop, c'est comme passé, comme dirait Pellerin, avec son bâton de pèlerin. Pardon! Son bâton de conteur...

Fait que toujours est-il que Lévesque décida de se présenter contre Là-Là aux élections où les électrons seraient commandés pour accomplir LEUR devoir. Un devoir qui se faisait une fois par quatre ans, mais comme dins écoles secondaires, les électrons aimaient pas trop ça les devoirs, même si y étaient ptits pis pas durs...

Dur ou pas, l'élection eut lieu. Une élection haute en couleurs toé! Ça s'astinait dans toués sens. Les gars pis les filles de Lévesque contre les gars pis les filles de Là-Là! Cependant, la bataille était injuste, parce le maire du village, qui se prenait pour notre mère, avait l'appui de Côté, qui lui se prenait pour notre père! On dit toujours qu'un village, ct'une histoire de famille. En voici la preuve toé!

En tout cas! Tout ça pour dire que Lévesque l'emporta. Y avait dit pendant les élections que si jamais y était élu, y séparerait le village, le rendrait libre à nouveau. Eille, Là-Là était en beau maudit toé! C'tait quoi ct'idée de fou-là! Par contre, le monde s'en foutait, parce Lévesque inspirait la confiance tandis que l'autre inspirait la... Il inspirait la... Euuu! Ben y inspirait rien finalement. Y inspirait peut être de l'air un peu quand y prenait des bouffées d'air, mais à part ça c'tait le néant toé!

Après l'élection de Lévesque, le village était ben content. Le monde criait "Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance"! Évidemment, y avait encore des gens qui s'opposaient à ça parce y préféraient le CONtrôle pis la dépendance. Que voulez-vous? Ben c'est ce qu'y disaient en tout cas! Que voulez-vous?

Ce que les gens voulaient, c'tait la libaaarté toé! Pis y l'ont eue avec Lévesque comme maire du village. La séparation s'est faite quand le nouveau maire, qui se prenait pas pour notre mère, a dit: ça y est mes amis! Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de me dire c'est la bonne fois! Eille! Les frissons me passent quand je vous conte ça vous aut! Les gens étaient heureux toé! Ça fêté pendant au moins mille ans dans le coin. Les CONtrôleux d'à côté du maire Côté, de la côte du Rang Plate, étaient déboussolés. Là-Là est allé rester dans leur village plate. Bon débarras toé! Y a pu personne qui voulait entendre son nom. Ça évoquait le... Ça évoquait le... Ben ça évoquait une époque révolue!

Pendant les années qui suivirent l'élection de Lévesque, le village devint fier, confiant et sûr de lui. Y paraît que les gens veulent pu rien savoir du CONtrôle pis de la dépendance. Y organisent leurs affaires eux-mêmes pis y sont ben CONtents de ça!

La morale de l'histoire, pour ceux qui écoutent encore mes niaiseries, c'est celle-ci: la confiance est un gage de succès incroyable! Regardez les Américains avec le ptit gars Obama. Sont heureux! Y rêvent. Imaginez maintenant le Québec qui rêve à nouveau. Au lieu d'avoir un restant de province, on aurait un PAYS LIBRE crisse! Voilà! ;)

SébaSS, qui vous remercie! ;)

P.S.: Sur l'image, le Village d'Astérix, parce ça me tentait! ;)
# Posté le dimanche 10 mai 2009 23:58